Ils devaient passer un séjour
de 8 jours / 7 nuits dans le plus bel hôtel SPA
de Crète le Royal Mare Village 5* luxe. La réservation
en ligne avait été faite 3 semaines avant
le départ. Arrivés à Héraklion.
ils s'entendent dire qu'ils seront hébergés
dans un hôtel équivalent : Le Knossos Royal
Village.
Anxieux, ils interrogent le correspondant
de l'agence qui leur a vendu en ligne le séjour,
celui ci leur répond : c'est la même chose...
allez montez vite dans le bus !
En arrivant, ils s'aperçoivent que
l'hôtel en question est un Club apparemment 5* (locales)
sans aucune mesure avec l'hôtel qu'ils ont réservé.
Dans le hall, 4 autres couples sont dans la même
situation. Ils décident de recontacter ensemble
le correspondant local qui imperturbable leur répond
: "c'est la même chose
messieurs dames...! c'est le même hôtel !"
Faute d'obtenir satisfaction ils téléphonent
à l'agence émettrice à Paris, ils
obtiennent difficilement le service Qualité. Celui-ci
enregistre leur requête et promet de donner une
bonne suite. Le temps passe, il est déjà
15h00 :
"Nous décidons d'aller
dans l'hôtel que nous avons réellement réservé
: le Royal Mare Village. Nous demandons à parler
à la direction de l'hôtel qui nous met en
relation avec la personne en charge des relations publiques.
Cette personne nous affirme que l'hôtel est complet
depuis plus d'un mois, date bien postérieure à
nos réservations, de plus la direction de l'hôtel
a communiqué un stop cells (arrêt des ventes)
à l'ensemble des voyagistes à la date indiquée.
Nous comprenons donc que nous avons
réservé un séjour dont l'hôtel
n'était plus disponible. L'agence xxxx a bien entendu
encaissé notre règlement (1.800 €/1
semaine) et a attendu que nous nous trouvions sur place
pour nous informer de son indisponibilité.
Il est désormais 18h30, nous
n'avons aucune réponse de notre voyagiste, ni de
son représentant local, nous nous trouvons dans
un hôtel qui ne correspond pas à notre choix,
dans un pays dont nous ignorons tout ou presque. Que faire
à part prendre possession de la chambre qui nous
est adressée. Le piège commence à
se refermer et nous n'avons aucun autre moyen que d'accepter
cette arnaque au consommateur client que nous sommes".
Bien sûr ils ont effectué une réclamation
écrite. Bien sûr ils ont pris des photos
qui sans équivoque mettent en relief les écarts
en tout point entre les 2 établissements. Ils ont
même harcelé le correspondant local qui les
a mené en bateau durant 3 jours, puis leur a fait
une proposition compensatoire qui ne les satisfait pas,
se réservant de signaler le litiges à l'agence
de voyages à leur retour en France.
L'informatique qui tombe en panne est une excuse trop
facile, d'autant que l'enseigne pour gérer ses
résas n'est pas tributaire d'un PC mais dispose
de grappes de serveurs interconnectés qui prennent
le relais au cas de défaillance d'une des machines,
dans ces conditions une erreur sur 5 dossiers est difficilement
concevable.
Soit il s'agit d'un surbooking délibéré
coutumier à certains vendeurs en ligne, soit l'agence
a voulu s'éviter des pénalités au
cas où l'annulation lui était imputable
et a préféré mettre le client devant
le fait accompli, à charge de trouver avec lui
sur le terrain une mesure compensatoire au minima.
Compte tenu qu'il s'agissait d'une modification essentielle
au contrat passé, la solution était de refuser
de consommer la prestation.
Ces clients consommateurs auraient dû comme le
prévoit le Code du Tourisme exiger que l'agence
prenne à sa charge les titres de transport nécessaires
à leurs retours, qu'elle leur rembourse les sommes
perçues et ce indépendamment des demandes
qu'ils pourraient faire en matière de dommages
et intérêts en réparation du préjudice
subi.
Par méconnaissance des lois ou manque de fermeté,
ils se sont laissé manœuvrer et ont passé
des vacances aux antipodes de ce qu'ils étaient
venus chercher en Crète. Ils auraient dû
appliquer la formule que préconisent bon nombre
d'avocats spécialisés à leurs clients
tour operator : vaut mieux un bon procès qu'un
mauvais arrangement.