Faire
passer une intoxication alimentaire pour une simple tourista
est un classique pour rejeter la faute sur le client consommateur
et éviter de l'indemniser des préjudices subis.
C'est ainsi qu'à Djerba 80% des clients d'un hôtel
furent affectés de malaises qui ont nécessité
l'hospitalisation de certains d'entre eux.
De retour en France les analyses,
sang et selles, ont révélé l'existence
de salmonelles, de shigellas. Le voyagiste averti a de mauvaise
foi contesté la réalité des faits.
Selon lui l'hygiène de l'hôtel qu'il avait
programmé était parfaite, les clients ont
été contaminés par des restaurants
du village voisin, ce qui est difficile à croire
puisque tous avaient souscrit des forfaits "all inclusive"
et n'ont pris leurs repas qu'à l'hôtel.
Le témoignage du 25
septembre 2008 d'un client qui a séjourné
à l'Hôtel Club Dar Naouar, Tunisie, fait froid
dans le dos si les faits étaient avérés
:
"La
formule all inclusive est mensongère et c'est la
pire que j'ai jamais vue. L'eau minérale inscrite
au contrat est de l'eau du robinet remplie dans des fausses
fontaines à eau.
Le bar all inclusive
nautillus est dégueulasse, les verres ne sont pas
lavés, même les gobelets et les touillettes
en plastique jetables sont récupérés.
La
bouffe du Tarbouche est immonde à part le riz blanc
et quelques gâteaux. Les restes de la veille sont
recyclés et masqués avec des sauces béchamel
et autres..."
Voici l'info parue sur un
site Canadien concernant l'hôtellerie restauration
en République Dominicaine :
"Des
touristes britanniques et canadiens, dont au moins 32 Québécois,
séjournant dans un centre de villégiature
de la région de Puerto Plata, en République
dominicaine, ont éprouvé récemment
des problèmes de santé.
Ils séjournaient
au Bahia Principe Rio San Juan durant la première
semaine du mois d'août.Au total, 81 touristes canadiens
ont été touchés par la gastroentérite.
Les grossistes en voyages Air Transat,
Vacances Tours Mont Royal, Signature Vacations et Sunquest
en ont informé l'Agence de la santé publique
du Canada.
Par ailleurs, dans un article paru
lundi dans un journal britannique, on estimait que plus
de 2000 touristes avaient été frappés
par une intoxication alimentaire à ce même
hôtel (Bahia Principe San Juan). "
Il existe pourtant un moyen
de contrôle adopté par la restauration collective
européenne. Il s'agit d'un système de gestion
nommée HACCP qui identifie, évalue et maîtrise
les dangers significatifs au regard de la sécurité
des aliments.
Ce système a comme autre avantage de permettre de
renverser la charge de la preuve lors d'une intoxication
alimentaire.
Grâce à la traçabilité de toutes
les transformations effectuées, température
de cuisson des plats, dates d'entrées des denrées,
prélèvement et conservation d'un échantillon
de tous les plats cuisinés nommé témoin,
les entreprises de restauration collective ont la capacité
de prouver l'innocuité des aliments qu'elles ont
proposés.
La sécurité
des voyageurs sous toutes ses formes dont celle alimentaire
est un sujet qui nécessite un véritable débat.
Nous
préparons un dossier sur le sujet et attendons vos
témoignages.
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