associationsosvoyages.com

archives

 
 
 
Litige Marmara explication de Thierry Weckerle

Marmara se déresponsabilise au détriment d'une agence de voyage

Italie : condamnation d'Expedia, eDreams et Opodo

Conso : contrôles des agences en ligne, merci M. Novelli

Conso : publicité mensongère, 6 mois avec sursis et amende

Conso : évaluation du service médiation du SNAV

Tourmag : extrait de l'interview du médiateur Thierry Baudier

Toxi-infection alimentaire collective : tous coupables

La SNCF condamnée par le Tribunal de proximité de Sète

Expedia, Hotels.com et Tripadvisor, assignés en justice

Pour qui roule le site le routard.com ?

Aérien : 79 compagnies ont fait faillite entre 2000 et 2008

Karavel condamnée aux dépens

Air Comet en faillite : 7.000 passagers sinistrés à Madrid

Tunisie : une condescendance qui frise le racisme ordinaire

Grippe A H1N1 et Carte Bleue Visa

Vente 1ère minute grippe A assurance annulation

Air France carte "flying blue" : une fidélité mal récompensée

Nouvelles Frontières : toujours les mêmes manœuvres dilatoires

Bernard Kouchner : une excellente initiative

Compétence juridictionnelle : art. 76

L'associationsosvoyages a été reçue par l'APS

Grippe H1N1 : les consommateurs font la grève des achats

Re grippe H1N1 : Axa achète 3.516.000 masques

Peur de la grippe et perdre ses arrhes

Jusqu'à quand certains TO vont-ils continuer à arnaquer les clients ?

Pratiques commerciales trompeuses

Non les clients arnaqués ne sont ni naifs ni imbéciles

Bonne affaire ou "taudis" à prix psychologique ?

Monagence.com : ça eut payé

Condamnations d'Ultra Marina et Axa

Vol AF 447, grippe A : quel est le bon niveau de médiatisation ?

Agences de voyages en ligne : toujours les mêmes questions

Présidence de l'APS : M. Raoul Nabet élu

Election APS : Explication de notre engagement dans cette élection

5 propositions pour faire de l'APS plus qu'un garant : un label

Tourisme-aps : un site au contenu révélateur

Profitation : a-t-on incité les clients à annuler leur séjour Antilles ?

Profitation : remboursement 150 € et un a-valoir de 100 €

Présidence de l'APS : déclaration de M. Richard Vainopoulos

Grève Antilles : Les clients ne doivent pas faire les frais du conflit

Grève Antilles : Levée de la grève en Martinique

Colloque de la Commission des clauses abusives

Grèves Antilles : Mettre un terme aux rumeurs contradictoires

Election APS : une présidence sur quels projets et quels buts ?

APS/Dima Tours mauvaise évaluation des risques doublée d'une injustice

Grève Antilles : Communiqué du Comité de Tourisme de Guadeloupe

Grèves : Guadeloupe / Martinique

Des pratiques et excuses différentes

Ce qui doit changer en 2009

APS : des chiffres qui ne sont pas rassurants

Plus jamais ça...

Lettre ouverte à MM. Bernard Didelot et Alain de Mendonça

Gestion du litige : Re - Laurent

Résolution du litige : Re Re - Laurent

Déclaration du bureau de l'association

Carence en matière de communication de crise

Il ne faut pas renverser les rôles

Karavel : Ouf, enfin des bonnes nouvelles

Vous n'êtes plus seul

Lettre type : mise en demeure APS

Raisons réelles de cette cessation de paiement ?

Comme au Monopoly, tous les joueurs doivent lui donner 2.660 €
 
 
   
 
 
 
associationsosvoyages.com  
logo rss
association sos voyages
accueil | dossiers thématiques | codes | jurisprudences | annuaires | lettres type | forum | contact
recommandeur recommander l'article
... / suite
associationsosvoyages.com : Association de Défense des Consommateurs de Tourisme de Loisirs

Refus de remboursement injustifié en droit

   
 

Il est dans l'ordre des choses que les voyagistes préfèrent un report de date ou un changement de destination qu'un remboursement sec. Dans le premier cas leur bénéfice est préservé, dans le second cela se solde par une opération blanche.

Toutefois cette compréhensible préférence commerciale qui les avantage n'implique pas que le consommateur s'y plie servilement.

Pour être accepté le report de date ou le changement de destination doit lui convenir, être compatible avec son agenda, ne pas représenter de surcoût rédhibitoire par rapport au budget qu'il avait prévu initialement de consacrer à son séjour.

Au cas contraire il appartient à l'agence de voyages ou au tour opérateur si la réservation a été faite en direct, de rembourser dans les plus brefs délais le client qui n'a pu être servi.

C'est du reste ce que prévoit le législateur en telle circonstance, article L211-14 du Code du tourisme "... l'acheteur a droit, sans supporter de pénalités ou de frais, au remboursement de la totalité des sommes qu'il a versées".

Tentative de détourner l'article L211-16 du Code du tourisme

En matière de commerce de produits touristiques la partie la plus faible est le consommateur. Le législateur pour éviter les abus a veillé à codifier sa protection au cas de défaillance du professionnel de son propre fait -cessation de paiement- de celui d'un tiers partie prenante au contrat -transporteur, hébergeur, excursionniste- ou extérieur à celui-ci.

L'article L211-16 du Code du tourisme ne faillit pas à cette règle. Il ne porte pas sur l'anéantissement du contrat comme le prétend péremptoirement certains avocats conseils aux services des voyagistes mais permet seulement à l'opérateur qui évoque la force majeure de s'exonérer de la bonne exécution de ses obligations.

Ainsi l'article L 211-16 lui évite le paiement des dédommagements contractuels et indemnités exigibles au cas d'annulation de sa part sans toutefois le libérer de la règle commune en matière de commerce : le remboursement du client lorsque les prestations commandées n'ont pu être servies par le vendeur.

Pour qu'il y est résolution du contrat il faut comme préalable que l'opérateur remette les choses dans leur état antérieur en restituant les sommes encaissées.

S'il en était autrement les voyagistes s'éviteraient de proposer aux consommateurs de prendre en charge un prétendu geste commercial sous forme de report de date ou de changement de destination ainsi qu'ils en ont manifesté l'intention en avril 2010 lors du nuage de cendres.

Le tollé que leurs déclarations a soulevé auprès du public et des pouvoirs de tutelle les a incités à revoir leurs prétentions à la baisse en acceptant les reports de date qu'ils refusaient initialement et en les allongeant jusqu'à 12 mois.

Arguments dilatoires faute d'une jurisprudence qui leur serait favorable

Faute de disposer de jurisprudence qui justifierait en droit le refus de remboursement lors d'annulation liée à la force majeure, ces même avocats ont émis une hypothèse complaisamment relayée par les médias professionnels soucieux de caresser dans le sens du poil leurs annonceurs.

Celle d'une agence de voyages qui après avoir réglé le tour opérateur ou les différents prestataires ne disposerait plus en caisse des fonds nécessaires pour rembourser les clients dont les séjours ont été annulés du fait de la force majeure.

Comme, d'après ces même avocats, ladite agence a effectué son travail (rédaction du dossier de commande ou assemblage du package) il ne serait pas selon eux équitable de l'obliger à rembourser le client sur sa trésorerie personnelle.

Cette fable digne de la "Cosette des Misérables" prête à sourire. A supposer que cette agence existe si elle ne dispose plus des sommes qui lui ont été confiées par son client, il est contradictoire qu'elle puisse lui proposer un report de date ou de destination.

Une solution qui implique qu'elle règle de nouveau le tour opérateur ou ses prestataires, transporteur, hébergeur, réceptif, mais cette fois-ci sur sa propre trésorerie.

La force majeure ne doit pas être source d'enrichissement sans cause des opérateurs

La revendication de remboursement des clients n'a pas pour objectif de spolier une "pauvre agence de voyages" mais simplement lui demander de restituer le montant des prestations qui ne lui ont pas été facturées par ses différents prestataires, compagnies aériennes, hébergeurs, réceptifs, tours opérateurs ou les sommes que ces derniers lui ont remboursées et qu'elle garde sans raison par devers elle.

Selon le règlement européen les compagnies aériennes au cas d'annulation fusse pour force majeure sont tenus de rembourser leurs clients individuels ou professionnels, agences de voyages et tours opérateurs selon les modalités décrites au contenu de l'article sur le IATA.

Si l'agence de voyages citée en exemple a assemblé elle-même le forfait touristique ou si son rôle s'est limité à être la distributrice du séjour pour le compte d'un tour opérateur, les compagnies aériennes en charge de l'acheminement et du retour lui rembourseront ou à son prestataire le montant de la prestation transport facturée au client.

Dans les 2 cas de figure il est intolérable que l'agence de voyages ou le tour opérateur s'approprie indûment ces sommes.

En matière d'achat d'hébergement il est d'usage que les structures hôtelières acceptent d'annuler gracieusement jusqu'à 3 jours de la date d'arrivée.

A supposer que l'agence n'ait pu prévenir à temps l'hôtelier, ce qui reste à être démontré, qu'elle n'ait pu faire jouer en sa faveur la force majeure, là encore qui reste à être démontré, au pire des cas elle perd 3 nuitées mais non les 7 qui sont packagées dans le voyage à forfait vendu.

Il s'en suit que l'hypothétique agence ne perd pas la totalité des sommes versées à ses prestataires mais au pire qu'une partie sur l'hébergement.

En refusant contre raison de restituer aux consommateurs les prestations qu'elle n'a pu servir mais qui lui ont été soit totalement ou pour une très large partie recréditées, l'agence de voyages cherche à obtenir un enrichissement sans cause.

L'excuse libératoire de la force majeure ne peut être ainsi détournée pour devenir une source de profit pour l'opérateur au détriment de son client.

Faute d'accord sollicitez l'arbitrage des juges

Ne vous laissez pas "enfumer" par les déclarations péremptoires des professionnels du voyage et de leurs avocats conseils. Les premiers ne sont pas des juristes tandis que les seconds de par leurs obligations à défendre les intérêts de leurs clients ne sont pas des modèles d'impartialité.

Les seuls qui ont qualité de dire la Loi ce sont les juges, n'hésitez pas à solliciter leur arbitrage.



+ d'infos sur le sujet :

Litige lettre type : remboursement suite annulation force majeure

 
retour
 
   
 

à lire aussi :

dossiers thématiques

Promovacances / Karavel : refus de signer la clause de confidentialité
Témoignage : agence Selectour des questions sans réponse
Justice : taxe de 35 € dite de contribution à l'aide juridique
Justice de proximité : 400.000 décisions /an dont 107.000 au civil
EasyJet : condamnée à supprimer 23 clauses abusives
Costa Concordia : une indemnisation équilibrée
Conso : l'après Costa Concordia
Force majeure : condamnation de Look Voyages
Grève aérien : l'ADCTL soutient la proposition de loi du député Eric Diard
Médiation tourisme voyages : manque de légitimité et de moyens
Veille sécuritaire : élection Tunisie, une mandature sous CDD
Prévisibles défaillances d'agences de voyages et de tours opérateurs
Evaluation par l'institut Opinion Way du secteur du tourisme
Conso : Air France nouveaux tarifs bébés
Conso : du prix "cadeau" plus cher que le plein tarif
E-tourisme : insécurité juridique du contrat électronique
Leclerc Voyages condamné
L'arnaque est une véritable activité organisée
Jurisprudence vol sec : responsabilité de l’agence de voyages
Il s'enchaîne au guichet d'Air France
Conso : achat transfrontalier bon ou mauvais plan ?
Assurance annulation : points à vérifier avant de souscrire
Achat groupé : les mauvais plans de Groupon
Vacances en ligne : des millions d’Européens abusés
Fabrication de faux avis de lecteurs
Nouvelle arnaque : acheminement en car et vol omnibus
Excursion : responsabilité en cas d'accident
Remboursement Opodo : il suffit de savoir l'exiger
Assurance annulation : points à vérifier
Conso : achat transfrontalier bon ou mauvais plan
Retard vol : condamnation Karavel et Air Méditerranée
Tribunal mode d'emploi : modèle de conclusions à adapter à votre litige
Conso : attention aux faux avis des lecteurs
Remboursement vol sec : rôle du IATA
Conseils conso : annulations et reports
Défense des consommateurs : Tribunal mode d'emploi
Litige carte bancaire : débit indu
Litige voyage : solution amiable ou Tribunal de proximité
Dossier Call center : la face cachée des vendeurs en ligne
Dossier consommation : Etre efficace dans la gestion de vos litiges
Faut-il croire tout ce qui se dit sur les forums ?

   
 
témoignages |   on parle de nous | archives | plan du site | conditions générales d'utilisation | qui sommes-nous