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La
surcharge carburant est devenue dans l'opacité la
plus totale la variable qui permet à certains tours
operators d'améliorer leur profitabilité sur
le dos des clients.
M. Gilles Berl Directeur
Général d'Alliance T une des premières
centrales d'achats voyages a du reste dès avril 2008
dénoncer ces abus dans une lettre publiée
par le Quotidien du Tourisme :
"L'hétérogénéité
des hausses pratiquées par les différents
voyagistes français rend ces mesures illisibles pour
nos vendeurs comme pour nos clients.
Il devient impossible de
justifier le niveau des hausses et les écarts d'un
voyagiste à un autre. Or les agences se doivent d'expliquer
à leur clients les raisons chiffrées qui justifient
un écart entre le prix brochure et le prix "contrat"
signé sur le bulletin d'inscription".
Très justement il a rappelé
que l'article R211-10 du Code du Tourisme dispose que "lorsque
le contrat comporte une possibilité expresse de révision
du prix … il doit mentionner les modalités
précises de calcul ... des variations de prix ..."
et a attiré l'attention des tours operator que cela
n'est pas le cas dans la majorité des brochures,
qu'en l'absence de ces modalités clairement précisées
lesdites brochures sont susceptibles d'être qualifiées
de publicité mensongère, les prix indiqués
n'étant pas disponibles."
Si certains tours operators de crainte
de se voir déréférencer par les réseaux
d'agences qui les distribuent ou assignés par les
clients mécontents ont mis un bémol à
ces pratiques. L'article publié par le Canard Enchaîné
du 13 mai 2009 signé Jean-Yves Viollier témoigne
qu'il n'en est pas ainsi pour toutes les enseignes.
"Gérard s'est offert un très
beau circuit touristique à Madagascar, en septembre
dernier. Mais, comme il est du genre à lire un contrat
de la première à la dernière ligne,
il a constaté que Nouvelles Frontières lui
avait fait payer 129 euros de taxe par personne au titre
de la "hausse prévisionnelle du carburant".
Or, quand il a signé avec le voyagiste, en juin 2008,
le baril de brut valait alors 132 dollars, contre 97 en
septembre, au moment de son départ.
Après force lettres recommandées,
Gérard a obtenu de Nouvelles Frontières 46
euros de remise par personne.
Interrogé par le Canard Enchaîné
sur la manière dont Nouvelles Frontières est
parvenue à chiffrer ce remboursement, la responsable
de la communication a affirmé qu'il s'agissait d'une
"équation complexe, qui croise le cours du baril,
la date d'achat et le jour du départ ... et
a affirmé "répercuter autant que faire
se peut les baisses".
A la question "est-ce à dire
que tous ceux qui ont emprunté le même avion
Corsair que Gérard vont toucher un chèque
du même montant, gênée celle-ci a répondu
: "Si un client se manifeste, on lui en adresse un."
ce qui revient à dire tant pis pour tout ceux qui
ont eu le tort de ne pas râler. |