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Le 16 juillet 2009
l'association sos voyages a été reçue
au siège de l'APS par M. Raoul Nabet président
de cet organisme de garantie professionnelle et par M. Richard
Vainopoulos administrateur et président du réseau
Tourcom.
Lorsque dans le cours de
nos échanges nous avons évoqué l'affaire
Switch/Partirpascher et les chantages, manipulations que
les consommateurs ont subis lors de son traitement, manifestement
ils ne soupçonnaient pas les pratiques que nous dénoncions.
Le dossier était du
domaine réservé de la présidence sortante
et de quelques initiés, ce n'est qu'à la suite
des interventions de l'association sos voyages dans les
forums de la presse professionnelle puis à la lecture
de notre site qu'en décembre 2008 ils ont pris la
décision de demander des explications à M.
Bernard Didelot.
Ce
dernier ne leur a pas fourni les éclaircissements
souhaités, il a considéré cette demande
comme une attaque personnelle et a fait des réunions
des administrateurs élus de l'APS la scène
d'un psychodrame permanent.
Cette incapacité de
dialogue a conduit M. Raoul Nabet et M. Richard Vainopoulos
à se présenter à l'élection
à la présidence de l'APS en vue d'en changer
la gouvernance.
Le vote fut serré,
il a nécessité plusieurs tours, mais finalement
un consensus fut trouvé qui permit l'élection
de M. Raoul Nabet.
Compte tenu qu'au moment
des faits ni M. Raoul Nabet ni M. Richard Vainopoulos n'avaient
le pouvoir d'intervenir sur le sujet, nous ne pouvions en
équité leur faire grief de décisions
dont ils ne furent pas directement responsables ni en capacité
d'influer sur celles-ci. C'est pourquoi nous avons décidé
de tourner cette page et tenter de bâtir des relations
apaisées.
Si nous demeurons critique
vis-à-vis de la manière avec laquelle la présidence
sortante a géré ses rapports avec la société
Switch/Partirpascher, la cessation de paiement puis la
reprise par la société Karavel/ Promovacances,
il faut admettre que globalement les intérêts
des souscripteurs furent préservés et dans
l'absolu au titre d'association militante de défense
des clients consommateurs cela nous importe plus que de
rechercher des possible cadavres dans les placards.
Grâce à la garantie
de l'APS les rapatriements se sont faits, les départs
aussi avec plus ou moins de bonheur, et ceux qui n'ont pu
être servis ont été finalement remboursés,
certes trop tardivement, mais plus rapidement que les 18
mois prévus initialement.
Certains d'entre eux plus
chanceux ou plus pugnaces ont été de surcroit
indemnisés pour leurs préjudices tant en numéraire
qu'en bons à-valoir. C'est vrai c'est de la "monnaie
de singe", un truc marketing pour inciter les consommateurs
préjudicier à souscrire auprès de Karavel/Promovacances, mais de la monnaie tout de même.
Au delà de la passion
du moment c'est somme toute un fin heureuse pour un sinistre
qui par son amplitude, 10.000
consommateurs laissés sur le carreau, avait
des allures cauchemardesques.
M. Raoul Nabet et M. Richard
Vainopoulos partage notre lecture, l'affaire Switch a révélé
l'urgence de remédier au déficit de communication
de l'APS en général et de crise en particulier.
Ils nous ont fait savoir qu'ils étudiaient sans apriori
la faisabilité.
Dans le but de permettre
un redéploiement de son budget communication et non
plus le confiner dans un seul support et média, l'APS
a pris la décision de ne pas reconduire le contrat
de patronage de l'émission de Julien Courbet sur
RTL.
M. Raoul Nabet nous a dit être prêt à
inviter l'association sos voyages à une réflexion
sur la communication destinée à l'information
des clients consommateurs et plus spécifiquement
celle qui concerne le contenu du site internet "www.tourisme-aps.com"
dont il admet volontiers être trop ciblé professionnels
du voyage que sur leurs clients.
Nous lui avons suggéré,
entre autre, qu'à la faveur de cette mise à
plat soit intégrée une possibilité
pour les consommateurs préjudiciés de
suivre en temps réel l'avancée de leurs dossiers comme cela se fait habituellement dans la vente à
distance, la proposition semble avoir suscité un
intérêt.
En conclusion de cette entrevue,
il a été convenu d'une nouvelle rencontre
à la faveur du "Carrefour
International des Voyages" de Deauville, où
l'APS sera présente du 17 au 19 septembre 2009.
Commentaires
Il s'agissait d'un premier contact, tout naturellement la
conversation a été informelle, chacune des
parties exprimant ses propres réflexions en vue d'améliorer
l'information des clients consommateurs et défendre
leurs intérêts au cas de défaillance
d'une enseigne couverte par la garantie de l'APS.
Le bon climat dans lequel
cet entretien s'est déroulé, sa durée
1 heure 1/2 et l'engagement de nous revoir pour trouver
des synergies communes au service des consommateurs confortent
la justesse de la ligne que l'actuel bureau de l'association
sos voyages a défendue lors de la création
de l'association à la suite de la cessation de paiement
de Switch / Partirpascher et de sa reprise par la société
Karavel / Promovacances.
Rappelons-le, en novembre
2008 il s'est opposé frontalement à toute
action qui aurait pour résultat de faire sortir l'association
sos voyages du rôle de défenseur des intérêts
des consommateurs, voir "Déclaration
du bureau de l'association".
Si humainement nous ne pouvions
pas être insensibles aux licenciements des personnels,
notre thèse était qu'il ne nous appartenait
pas de nous substituer aux comités d'entreprise et
syndicats dont la mission est précisément
de gérer ce type de problème, c'est pourquoi
tant dans l'intérêt des salariés de
Switch / Partirpascher que le nôtre, nous nous sommes
opposés à leurs adhésions.
Malgré le peu de sympathie
que nous inspirait M. Jean-Pascal Siméon condamné
directement ou à travers l'entreprise qu'il dirigeait
pour des faits d'harcellement sexuel, publicité mensongère
et contrefaçon, dès lors où un juge
a été nommé nous n'avions aucune raison
de tenter de nous immiscer sous quelque prétexte
que cela soit dans l'enquête.
Si des salariés ou
cadres avaient des révélations à faire
sur la gestion de la société Switch / Partirpascher,
il leur appartenait de prendre directement contact avec
le juge instructeur ou les services de police compétents,
l'association sos voyages n'avait pas pour mission de relayer
leurs dossiers ou donner crédit à leurs hypothèses
ou ouï-dire.
Comme nous n'avions pas de
comptes personnels à régler avec M. Jean-Pascal
Siméon, ses associés leurs maitresses ou concubines,
que nous ne sommes ni des Zorro, ni des Robin des Bois,
et encore moins des Hercule Poirot, notre utilité
devait se limiter à proposer aux clients préjudiciés une aide citoyenne et un accompagnement pour faire valoir les droits que leur reconnaît
la Loi.
A l'inverse de ceux qui au
prétexte de radicalité faisaient de la confusion
des genres, nous avons soutenu qu'en nous positionnant clairement
comme une association militante
d'usagers et non pas comme un collectif de défense
d'intérêt spécifique ou une officine
aux buts plus ou moins avoués l'association sos voyages
aura la crédibilité nécessaire pour
faire entendre utilement sa voix au service de la défense
des consommateurs.
La "dénonciation"
tous azimuts qui revient à crédibiliser le
"tous pourris" est une attitude facile, improductive
et injuste.
Notre connaissance de l'intérieur
du milieu du tourisme nous a incité à défendre
l'idée de différencier la politique commerciale
de certains purs players (agences spécialisées
dans la vente en ligne de voyage à forfait) de celle
des agences physiques réseau ou indépendantes.
Si ces dernières ne
sont pas exemptes de prévention vis-à-vis
des associations de défense des consommateurs auxquelles
elles reprochent entre autre un caractère généraliste
qui les empêche de comprendre la particularité
du secteur, il nous appartenait par nos
dires, nos actes, nos prises de position de les inciter par pragmatisme de se désolidariser
des dérives éthiquement condamnables qui
au final ternissent l'image de l'ensemble des acteurs du
secteur.
L'entrevue que nous a accordée
spontanément l'APS nous donne raison, les professionnels
du voyage sont demandeurs d'un dialogue avec les associations
de défense des clients consommateurs, dès
lors où celui-ci n'est pas seulement passionnel mais
constructif.
Nous revendiquons être
des réformistes, cela nous est d'autant plus facile
que notre liberté de ton et nos engagements résolument
en faveur des clients consommateurs prouvent que nous sommes
prêts à imposer ces reformes et non pas de
nous contenter de vœux pieux.
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