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Au Conseil des Ministres du 22 juillet 2009 M. Bernard Kouchner Ministre des affaires étrangères et européennes a présenté un projet de loi relatif à l'action extérieure de l'Etat dans lequel figure un volet qui concerne l'accessibilité touristique aux zones réputées à risque.
Destiné à responsabiliser les clients et les voyagistes le projet de loi prévoit qu'au cas d'incident qui nécessiterait une opération de secours.
L'Etat pourra demander aux ressortissants français qui se rendent sans motif légitime sur ces zones le remboursement de tout ou partie des frais induits.
Cette faculté sera également ouverte à l'encontre des opérateurs de transport, compagnies d'assurance et voyagistes qui auront failli à leurs obligations en facilitant l'accès ou en programmant ces destinations.
Si nous demeurons dubitatifs sur l'effet d'une telle loi sur les individuels, par contre nous avons la conviction qu'elle dissuadera les professionnels du voyage à forfait.
En y associant leurs transporteurs et leurs assureurs ce projet de loi évitera ou limitera les tentations de dérapage programmatique qui au prétexte de décliner une thématique de découverte, d'aventure ou d'éco tourisme font courir aux consommateurs des risques inutiles.
Nous ne doutons pas de l'intérêt de la musique touarègue, mais dans un autre lieu qu'à la frontière nigéro-malienne ou sévit Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), branche nord-africaine de l'organisation d'Oussama ben Laden.
Ce festival musical qui devait être un enrichissement culturel s'est transformé en janvier 2009 en un drame. 4 touristes venus assister au spectacle ont été enlevés par les djihadistes.
Deux femmes du groupe, une Suissesse et une Autrichienne ont été libérées rapidement, par contre un Britannique Edwin Dyer a été exécuté en mai par ses ravisseurs à l'expiration d'un ultimatum qu'ils avaient fixé pour obtenir la libération du prédicateur islamiste jordanien Abou Qatada détenu en Grande Bretagne. Quant au 4ème du groupe, un citoyen Suisse il vient d'être libéré le 12 juillet 2009 après 7 mois de captivité, vraisemblablement en échange d'une rançon versée à ses ravisseurs.
La pratique du trekking, de la vulcanologie amateur, de la plongée sous marine peuvent se pratiquer ailleurs qu'au sud de l'Egypte dans la zone frontalière Soudan/Libye, au Yemen, près des côtes somaliennes, au Baloutchistan, en Ethiopie dans la région d'Afar, dans le Kurdistan turc ou dans l'île de Sipadan.
Les voyagistes, leurs transporteurs, leurs garants doivent impérativement intégrer dans leurs business plan que nous vivons une période bien plus dangereuse que celle des années 70.
Pour un certain nombre d'organisations politico-mafieuses ou terroristes la prise d'otages de touristes est devenue une arme médiatique de choix, une source de revenus et un moyen de pression sur les pays d'origine.
La politique étrangère de la France ne doit pas être sujette à pression pour tenter de libérer des inconscients qui seraient "morts de trouille" si on leur proposait de visiter les quartiers dits difficiles du 93, mais qui s'embarquent sans la moindre crainte sur des zones de guérilla au prétexte qu'ils ont acheté leur forfait touristique.
Les forces armées françaises n'ont pas pour mission au péril de leur propre vie, de faire le SAV de voyagistes irresponsables en se portant aux secours de leurs clients. |