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M. Richard Vainopoulos, président du réseau volontaire de voyagistes "Tourcom" qui regroupe 540 agences nous a adressé le mail suivant le 17 février 2009 :
"L'aéroport de Pointe à Pitre en Guadeloupe, même ouvert, est incapable d'assurer ses services correctement. La sécurité n'est plus garantie et la possibilité de se retrouver coincer sur place ne peut être absolument écartée.
Un billet d'avion est un contrat de transport : il oblige les transporteurs à assurer un minimum de services. La Convention de Varsovie, plus la Directive Européenne de protection du consommateur, ne permettent plus aux compagnies de déposer un client à l'aéroport d'arrivée sans être certaines qu'il sera pris en charge par les services de l'aéroport.
A Pointe à Pitre, ce n'est assurément plus le cas.
Depuis deux ans, les compagnies font payer les billets, même ceux sans contraintes et même si le départ est six mois plus tard, pratiquement au moment de la réservation. Cela fait de belles trésoreries !
Je considère inacceptable leurs positions actuelles en proposant "gracieusement" la possibilité de reporter "sans frais" le voyage.
A partir du moment où un service ne peut pas être assuré en toute sécurité, elles doivent rembourser intégralement le voyageur et cela, sans frais, quel que soit le type de billet acheté.
Sinon, c'est manquer de respect aux clients".
Il est vrai qu'à la différence d'autres réseaux, Tourcom dès le 12 février 2009, déconseille la destination tant que la grève subsistera :
Dans un communiqué, le président de Tourcom, Richard Vainopoulos conseille aux "530 agences de voyages" du réseau "d’indiquer à leurs clients de reporter leurs vacances ou de changer leur destination", car après "23 jours de grève", la mobilisation "s’intensifie en Guadeloupe".
Pour le réseau "l’économie du tourisme en Guadeloupe est en berne". Dans ces conditions Tourcom "déconseille aux voyageurs de choisir la Guadeloupe tant que cette grève subsistera". D'autant que sur place, "les clients ne sont pas toujours pris en charge correctement et leurs vacances doivent être souvent écourtées ou remboursées". |