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Au 38e jour du mouvement social contre la vie chère un protocole de sortie de crise a été signé ce samedi 14 mars 2009 en Martinique.
Le document a été paraphé par les différentes composantes du "Collectif du 5 février", les organisations patronales et socio-professionnelles, les collectivités territoriales et les représentants de l'Etat
"Ce protocole vaut levée du mot d'ordre de grève, étant entendu que le Collectif se réserve le droit de repartir en grève si les accords signés ne sont pas respectés ou que les négociations entamées traînent en longueur", a précisé à l'AFP Michel Monrose, président du Collectif, soulignant le caractère "historique" de la mobilisation.
Ainsi la Martinique rejoint la Guadeloupe où le mouvement contre la vie chère a pris fin le 4 mars après 44 jours de grève générale.
Ce conflit a également réveillé des tensions entre la population noire et la minorité "békés" qui contrôlent largement l'économie, dont la grande distribution, responsable aux yeux des grévistes du niveau des prix.
Toutefois ni en Martinique ni en Guadeloupe la sécurité des touristes ou des "métros" ne fut menacée.
Comme nous l'écrivions dans notre précédent article "mettre un terme aux rumeurs contradictoires" :
"Il ne faut donc pas confondre grève générale c'est à dire une grève qui touche l'ensemble des secteurs d'activité et grève insurrectionnelle.
Les Antilles ce n'est pas Madagascar et à priori il n'y a pas de raisons pour que cette grève même si elle devait se prolonger dérape dans une violence généralisée. Ce n'est l'intérêt ni des organisateurs ni celui du gouvernement."
Bien évidemment tant que les problèmes de fond ne seront pas réglés il s'agira d'une paix sociale fragile.
Pour la consolider la mission de l'Etat n'est pas seulement de mettre la main à la poche mais de rendre les arbitrages qui interdissent les "situations oligopolistiques", comme les nomme M. Nicolas Sarkozy, qui entraînent des ententes irrégulières et maintiennent les prix élevés.
Des tomates vendues six euros le kilo dans les hypermarchés de Guadeloupe. Des bananes cultivées en Martinique mais vendues plus chères qu'à Paris. Des carburants 40% plus coûteux en Guadeloupe qu'en métropole. La "vie chère", récrimination centrale des grévistes n'est pas une fiction
Malgré leurs handicaps générés par une gouvernance timorée des DOM, la Martinique et la Guadeloupe demeurent dans la zone Caraibes les destinations les plus sécures.
Elles offrent en outre l'avantage de conjuguer balnéaire, excursions et activités thématiques sans être coupées de la population locale comme cela est la règle dans les "ghettos à touristes" de la République Dominicaine.
+ d'infos sur le sujet :
Communiqué du Ministère de l'Outre Mer 2 mars 2009
Guadeloupe :
M. Richard Vainopoulos : situation en Guadeloupe au 17 février 2009
Déclaration du président du Conseil régional de la région Guadeloupe du 16 février 2009
Communiqué du Comité du Tourisme de Guadeloupe 2 mars 2009
Communiqué du Comité du Tourisme de Guadeloupe 20 février 2009
Communiqué du Comité du Tourisme de Guadeloupe 13 février 2009
Communiqué du Comité du Tourisme de Guadeloupe 3 février 2009
Martinique :
Communiqué du Comité Martiniquais du Tourisme au 3 mars 2009
Communiqué du Comité Martiniquais du Tourisme au 15 février 2009
Communiqué du Comité Martiniquais du Tourisme au 13 février 2009
Communiqué du Comité Martiniquais du Tourisme au 7 février 2009
Médias Antilles :
Les événements de la Guadeloupe et la Martinique traités par les médias locaux |