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Les dysfonctionnements, les déficits de communication de crises, le manque de transparence de l'APS sont les résultats d'un système en vase clos basé sur la cooptation qui inévitablement reproduit les mêmes idées, les mêmes discours, les mêmes habitudes, les mêmes mauvaises solutions.
L'enjeu n'est pas seulement de "démocratiser" l'APS ou de "sortir les sortants" mais de redéfinir sa mission afin qu'elle ne soit pas un SNAV bis ou le dernier salon où "l'on cause".
Voici 5 propositions que l'associationsosvoyages.com fait aux candidats à l'élection à la Présidence de l'APS pour remettre le client consommateur au cœur du projet et faire de l'APS plus qu'un garant, un label.
1- L'APS ne peut engager le bénéfice de sa réputation sans contrepartie sérieuse
La vocation bien comprise de l'APS est d'être au service du client consommateur, dès lors où elle prétend engager au bénéfice de ses adhérents "sa réputation auprès du Public et des Professionnels du Tourisme" il est inconcevable qu'elle accepte en son sein des enseignes qui d'une manière répétitive accumulent les litiges.
Compte tenu que le Code du Tourisme prévoit que la garantie peut être accordée aussi bien par un établissement de crédit, une entreprise d'assurances ou organisme de garantie collective, rien n'oblige statutairement l'APS de s'embarrasser d'entreprises qui par leur manque d'éthique et appât du gain portent gravement atteinte à la réputation de l'ensemble de la profession.
2- Evaluation des risques
Si on prend comme référence l'accréditation que le IATA accorde à environ 1.800 enseignes après analyse rigoureuse de leurs bilans, les 3.027 adhérents dont se flatte l'APS ne sont pas un gage de vitalité mais de moindre rigueur d'évaluation.
Le résultat de ce laxisme c'est notamment l'affaire Switch et les 10.000 clients consommateurs préjudiciés. Si nul ne peut revenir sur la passé, par contre il appartient aux candidats de dire les mesures qu'ils prendront s'ils sont élus à la présidence de l'APS pour qu'une telle situation ne se reproduise pas.
3- Meilleures informations des clients et délais de règlement réduit au cas de sinistre
Comme le rôle de l'APS est de se substituer à l'adhérent défaillant, il est nécessaire d'imaginer des procédures qui se mettraient automatiquement en place au cas de sinistre.
Dans un monde où la communication est globalisée, il est inconcevable que les clients consommateurs comme lors de l'affaire Switch soient laissés dans l'expectative, qu'ils ne soient pas tenus au courant en temps réel de l'avancée de leur dossier, qu'il s'agisse de départ, offres substitutives ou remboursement.
Les quittances subrogatoires mises en place dans l'affaire Switch sont une bonne idée pour permettre d'accélérer le traitement du sinistre.
On peut imaginer y adjoindre à l'usage des clients, la délivrance d'un bon d'achat valable chez tout membre de l'APS qui permettrait aux consommateurs de choisir une offre substitutive à leur convenance au lieu de se la voir imposer dans des conditions de pression intolérable comme ce fut malheureusement le cas dans l'affaire Switch.
4- Elargir le champ de compétences de l'APS
Ainsi que le permet ses statuts il faut élargir les champs d'action de l'APS, cette dernière a une compétence reconnue en matière de gestion des clients consommateurs au cas de défaillance d'un professionnel du voyages, les établissements de crédit et entreprises d'assurances garantes des voyagistes non membres de l'APS qui n'ont pas ce savoir-faire, ni les moyens techniques, pourraient réglementairement faire appel à elle moyennant honoraires.
Cela aurait un double avantage, conforter la trésorerie de l'APS tout en offrant à l'ensemble des clients consommateurs une garantie comparable lors de leurs souscriptions de voyages et séjours.
5- Mettre le client consommateur au cœur du débat
Un des fondements du droit est que "nul ne peut être juge et partie". Les membres et administrateurs de l'APS sont bien trop impliqués dans l'exercice et la défense de leur profession pour avoir la neutralité nécessaire à la prise en compte des intérêts bien compris des clients consommateurs.
Pour les soustraire à la tentation de corporatisme il est nécessaire que ces derniers à défaut d'être consultés directement le soit à travers les associations de défense des consommateurs généralistes ou spécialisées dans le tourisme.
+ d'infos sur le sujet :
http://www.quotidiendutourisme.com/site/vie-de-la-profession-jean-luc-dufrenne
-il-faut-renforcer-le-role-de-l-aps-39634.html |