| Je considère
l'APS comme un organisme défendant assez bien le
consommateur. Sans cette association, beaucoup de clients
seraient dans l'impossibilité de récupérer
l'argent dépensé pour leurs voyages.
Pour me présenter, en tant que président
de TourCom, depuis plus de 10 ans, j'ai créé
au sein de mon réseau, un service consommateurs.
Honnêtement, le consommateur n'est
pas ma priorité en cas de sinistre. Mais si une solution
est trouvée rapidement, pour moi le délai
ne doit pas dépasser un mois en moyenne, l'agence
et le consommateur sont satisfaits, et ils continuent à
travailler ensemble.
Lorsque la CIT a déposé son
bilan, TourCom a garanti le remboursement immédiat
des clients ou a pris la place du TO en payant le séjour
des clients.
Nous sommes très stricts quant à
la qualité de nos agences et de nos fournisseurs.
Je suis médiateur à la DGCCRF,
responsable de la commission des litiges à l'APS
et de l'Observatoire des litiges pour mieux informer les
professionnels d'agir concrètement face à
un sinistre.
Je me sens extrêmement concerné
par ces problèmes : notre image dépend d'une
bonne qualité de service et, mais surtout, d'un après-vente
efficace.
L'affaire Switch est plus compliquée
qu'il n'y parait. Quant à Karavel, sa relation avec
Switch est plus ancienne que la version officielle... Mais
je ne peux en dire plus, car je suis tenu par le secret
de l'instruction en cours...
Personnellement, je n'ai jamais été
"très ami" avec cette société.
En tant qu'administrateur de l'APS, je me suis battu souvent
contre cette entreprise. Chez TourCom, nous ne voulions
pas en entendre parler!
Tout n'est pas parfait à l'APS,
en particulier la lenteur de réaction et le manque
de communication concernant des sinistres. L'association
ne peut pas intervenir tant que les liquidateurs judiciaires
ne donnent pas l'autorisation à l'APS d'agir.
Si elle le faisait trop tôt, ces
organismes saisiraient l'argent pour payer des créanciers,
en général l'Etat, ou se rémunérer.
Même si Switch est un mauvais exemple, il faut reconnaître
que beaucoup de consommateurs achètent des produits
par rapport au prix, pas par rapport à la qualité
de l'agence, qu'elle soit APS... ou non!
Plus de 50% des litiges à la DGCCRF
sont des agences internet en raison de la difficulté
d'obtenir des réponses. Selon les résultats
annuels, deux agences sur trois, déposant le bilan,
ne sont pas agréées par l'APS. Les autres
ont été, en général, refusées.
Contrairement à ce que le public
pourrait penser, l'APS défend en premier l'argent
des consommateurs, pas celui des professionnels. Ces derniers
ne le comprennent d'ailleurs pas toujours.
Ma première volonté, si je
suis élu, est de compléter le dispositif de
suivi de toutes les agences de voyages françaises,
et également celles, européennes qui exerceraient
en France d'ici 2009, à la suite de la nouvelle directive
européenne, afin d'éviter encore mieux les
incidents financiers qui pourraient être évités.
De la même manière, cela nous
permettrait également de mieux contrôler certains
avis de commissaires aux comptes certifiant des bilans alors
que cela n'aurais dû être le cas.
Autre point important, pour le respect
des consommateurs, mieux communiquer sur les procédures
en cours, lorsqu'un sinistre les touche. C'est un secteur
déficitaire de notre profession.
Je suis prêt, si je suis élu,
à réunir différentes associations de
consommateurs pour travailler sur une meilleure communication,
un meilleur suivi des sinistres et une meilleure compréhension
du système APS, véritable garant des acomptes
déposés par les clients.
J'entretiens déjà d'excellentes
relations avec plusieurs associations de consommateurs :
c'est, en partie, grâce à elles que j'ai développé,
dans mon réseau, une structure de service après-vente
efficace, du moins je le pense.
On ne peut pas se permettre de rater ses
vacances !
Richard Vainopoulos
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