D'interprétation
en interprétation de cette loi de 1992 et au nom
de la rentabilité maximum nous en sommes arrivés
à l'émergence d'un "junk marketing"
tel que le pratiquait Switch. Comme il n'y a pas de limite
à cette dérive M. Jean-Pascal Siméon
s'est enhardi, cette hardiesse l'a conduit à une
condamnation au Pénal pour publicité mensongère
et tromperie.
Indépendamment d'être
infamante, cette condamnation a eu pour répercussion
de lui faire perdre le volant de clientèle qui aurait
pu lui éviter la cessation de paiement de son enseigne
dans les conditions que nous connaissons.
Ce "non exemple à
suivre" démontre que la méthode de vente
Switch qui reprend les vieilles ficelles des cuisinistes
marron et des vendeurs de l'immobilier en "time share",
est non seulement moralement blâmable, mais au final
inefficace.
Tous les "vrais"
hommes de marketing savent qu'il est plus économique
pour une entreprise de fidéliser un client que d'en
gagner de nouveaux.
La meilleure manière
pour se faire n'est pas d'éditer une carte de fidélité
offrant une ristourne au second voyage, mais en amont d'être
sincère dans le descriptif de l'offre et de tenir
les promesses de bénéfice consommateur qui
y figurent.
Ce n'est pas être d'une
exigence demesurée que de demander aux professionnels
du tourisme de se conformer scrupuleusement à ce
principe.
Il est non seulement bénéfique
pour l'image de leur enseigne et de la profession mais qui
plus est, en phase avec l'esprit du code du tourisme bien
compris.
Consommateurs et professionnels
du tourisme, même combat
Quelle que soit la formule
de tourisme choisie le consommateur a besoin de professionnels
en qui il peut avoir confiance, quant aux professionnels
ils ont impérativement besoin de clients pour exister
et croître.
C'est pourquoi il est nécessaire
que s'établisse une charte qui permette aux 2 parties
de trouver les bénéfices attendus.
Pour les professionnels une
juste rémunération de leurs prestations, pour
le client consommateur la transparence de l'offre, la garantie
de résultat et celle des sommes engagées.
Or force est de constater
en analysant les causes et le traitement de l'affaire Switch
qu'il y a dysfonctionnement sur les 3 points énoncés.
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