Le
climat social aux Antilles étant ce qu'il est, la
grève générale qui paralyse la Guadeloupe
et s'étend à la Martinique n'était
pas "imprévisible" au sens juridique du
terme. Ce qui par contre est imprévisible c'est son
ampleur et sa durée.
Evidemment ce mouvement pose
problème aussi bien aux agents de voyages engagés
sur la destination qu'aux clients qui avaient programmé
leur séjour durant les vacances de février.
Si l'association sos voyages
comprend que les professionnels cherchent à limiter
la casse en proposant aux clients des reports de dates,
la clause de "force majeure" si elle devait être
soulevée ne doit pas en équité jouer
à sens unique.
Du reste un certain nombre
d'enseignes ont eu l'élégance de proposer
des offres substitutives sur d'autres destinations et au
cas de refus elles ont accepté de rembourser les
sommes confiées.
Nous espérons que
cette stratégie sera suivie par l'ensemble des voyagistes.
S'il devait en être autrement les consommateurs préjudiciés
trouveront auprès de l'association comme il se doit
assistance. |