L'interview
de M. René-Marc Chikli au Quotidien du Tourisme,
"... avec les défaillances de Switch et de Wasteels,
nous avons déjà été limites...
Les fournisseurs - compagnies aériennes, hôteliers
et TO - ne peuvent plus vivre avec des usages qui n'ont
plus de valeurs.." puis celui de M. Richard Vainopoulos
ci dessous confirment que l'affaire Switch, au delà
de son aspect financier et judiciaire, est un marqueur.
Ce qui était admis,
accepté ou toléré au nom d'une sorte
de "solidarité professionnelle" mal placée
pour ne pas dire connivence de faits est devenue insupportable
et inadmissible aussi bien pour les consommateurs que pour
les agents de voyages et tours operator soucieux de la respectabilité
de leurs enseignes et de la crédibilité de
leurs offres.
Pour restaurer le capital
confiance écorné tant par les conditions de
cette cessation de paiement, prévisible selon M.
Jean Da Luz rédacteur en chef de "tourmag.com",
que par son traitement aux allures de mauvais théâtre
de boulevard, il est urgent que soient redéfinies
de nouvelle règles.
Le vœu de l'association
n'est pas que l'exercice de la profession soit rendu plus
difficile qu'il n'est, mais qu'elle soit assainie au bénéfice
conjoint des voyagistes respectueux des lois et des clients
consommateurs, or force est de constater qu'en l'état
la situation est insatisfaisante pour les 2 parties.
Les agences de voyages
et TO sérieux sont concurrencés déloyalement
et les clients sont victimes de pratiques commerciales délictuelles,
telles que publicité mensongère, tromperie,
clauses abusives....
Compte tenu que les agences
et TO traditionnels deviennent des acteurs de la vente en
ligne, que les vendeurs en ligne ont leurs propres points
de vente ou sont diffusés par des réseaux
physiques, il ne s'agit pas de jeter l'opprobre sur un type
de commercialisation par rapport à un autre, mais
de moraliser la filière afin que les règles
soient identiques pour tous et respectées par tous.
Cette moralisation est non
seulement nécessaire mais qui plus est sa mise en
œuvre ne peut plus attendre. Les 2 exemples qui suivent
en démontre l'urgence.
Dans l'interview donnée
à l'association M. Richard Vainopoulos, dit "...
Ma première volonté, si je suis élu,
est de compléter le dispositif de suivi de toutes
les agences de voyages françaises, et également
celles, européennes qui exerceraient en France d'ici
2009, à la suite de la nouvelle directive européenne,
afin d'éviter encore mieux les incidents financiers
qui pourraient être évités. De la même
manière, cela nous permettrait également de
mieux contrôler certains avis de commissaires aux
comptes certifiant des bilans alors que cela n'aurais dû
être le cas".
Sans lui prêter des
propos qu'il n'a pas tenus, cette dernière phrase
laisse entendre que M. Richard Vainopoulos soupçonne
des enseignes suffisamment importantes pour avoir opté
pour le statut de SA, de s'être organisées
directement ou à travers des sociétés
écran pour présenter des bilans insincères
et de les faire valider par leurs commissaires aux comptes.
Cette partie de l'interwiew
de M. Richard Vainopoulos a été reprise par
"tourmag.com". L'article a été lu
876 fois et il est à remarquer qu'aucun des lecteurs
de ce portail du tourisme professionnel n'a estimé
devoir y apporter un commentaire.
Lors de cette interview la question qui n'a pas été
abordée fut celle des résultats réels
de certaines enseignes constituées sous forme de
SARL, qui ne sont pas assujetties aux mêmes contraintes
que les SA et qui de ce fait ont bien plus de facilité
pour se "bricoler" une comptabilité à
leurs convenances.
Le 11/11/2008 dans le même
média, je suis intervenu de la sorte :
"Il est de notoriété
publique que les conditions d'obtentions (de la licence
de voyagiste) ont généré un trafic
destiné à contourner les textes et à
permettre son octroi à des prête-noms ou directement
à des personnages peu recommandables qui en toute
légalité parasite ce secteur d'activité.
Constitués en
réseau avec des réceptifs, TO, hôteliers
de pays où la fraude fiscale et le blanchiment sont
les normes usuelles, ces derniers disposent de 2 techniques
parfaitement rodées.
1- s'ils veulent conserver
leur anonymat, ils débaucheront un cadre subalterne
d'une AGV ou TO à qui ils offriront une participation
minoritaire dans une SARL créée à cet
effet et lui confieront la gérance. Tenu financièrement
et "mouillé" ce denier n'aura d'autre possibilité
que d'accepter docilement leurs gestions délictuelles.
2- s'ils ont du temps
et ne craignent pas d'apparaître en nom propre, ils
prendront une participation dans une agence en difficulté,
y seront salariés durant 3 ans pour justifier leurs
professionnalismes lors de la demande de la licence, puis
créerons une nouvelle structure qui comme par hasard
générera un gros CA, mais des pertes ou un
bénéfice quasi inexistant.
Dans les 2 cas de figures
si l'opération n'est pas suffisamment juteuse, ils
déposeront sauvagement. Leurs fournisseurs complices
passeront en pertes leurs "créances" officielles
si besoin gonflées, le Trésor Public sera
floué, les personnels seront pris en charge par la
collectivité, quant aux clients consommateurs sur
le carreau ils seront dédommagés par les assurances
ou par l'APS".
La page a été
lue 2.752 fois et là encore aucun des lecteurs n'a
contesté mes propos, ni estimé que se disant
je dénigrais la profession ou pris le risque de me
demander que j'établisse publiquement la preuve de
mes dires.
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