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Si la cessation de paiement de Switch n'a rien coûté à l'APS comme s'en flatte son président M. Bernard Didelot, cela a pourri la vie aux 10.000 clients-consommateurs qui ont fait confiance à l'un de ses membres et par extension lui ont accordé leurs confiances.
Ce que M. Bernard Didelot omet de dire, sur les 10.000, 3.500 d'entre eux étaient à rapatrier, il ne restait donc plus à gérer que 6.500 départs, or deux mois après que l'APS ait donné mandat à la société Karavel le cas de 4.000 clients-consommateurs n'est toujours pas résolu.
Ainsi depuis le 8 octobre malgré le renfort de la centaine de collaborateurs Switch réembauchés dans le cadre de l'offre de reprise de l'enseigne la société Karavel n'a traité que 2.500 dossiers soit 1.250/mois.
Une productivité d'environ 12,5 dossiers/mois alors que le back office Switch malgré un système informatique défaillant traitait habituellement environ 10.000 dossiers/mois soit près d'une centaine de dossiers par vendeur.
La disproportion des chiffres interroge, la société Karavel met-elle bien tout en œuvre pour régler les dossiers ou joue-t-elle la montre pour tenter coûte que coûte à faire accepter des offres substitutives à sa convenance et se soustraire ainsi à l'obligation de remboursement.
Les 4.000 cas non résolus ne sont pas des dossiers ou des pax mais des consommateurs pris dans une tourmente qui les dépasse. Ils sont en droit de poser la question l'APS a-t-elle aussi bien géré la défaillance de Switch au bénéfice des clients lésés qu'elle a pu la gérer à son propre bénéfice ?
Elle s'auto-félicite que cela ne lui ait rien coûté mais elle néglige de prendre en compte le déficit d'image qui en résulte alors que bon nombre de ses adhérents faisaient de l'APS un argument de vente sinon un label de qualité.
Les dirigeants de l'APS semblent ne pas avoir compris qu'il y a un avant et un après Switch. Ce qui était admis, accepté ou toléré auparavant ne l'est plus aujourd'hui et le sera d'autant moins en cette période de crise économique où le secteur du voyage est inévitablement touché.
Le rôle bien compris de l'APS n'est pas la démultiplication des adhérents qui est du domaine du SNAV mais la saine gestion des risques.
Si elle n'adopte pas les méthodes de contrôle qui se rapproche de celle du IATA il va s'ensuivre que les enseignes bien gérées vont être contraintes sur leurs adhésions de prendre en charge les canards boiteux.
A supposer qu'un autre sinistre de l'importance de Switch survienne rien ne prouve qu'elle retrouve un repreneur qui lui sauve la mise.
Contrairement à ce qu'elle semble penser la bonne santé de l'APS ne concerne pas ses seuls adhérents mais l'ensemble des clients-consommateurs de voyages amenés à souscrire leurs prestations.
+ d'infos sur le sujet :
http://www.quotidiendutourisme.com/site/distribution-aps-les-defaillances-d-agences-ont-double-par-rapport-a-l-an-passe-37275.html |